Ouvrir un food truck pour 10 000 euros en 2 mois, c’est possible.

Les chaînes hôtelières et les franchises s’intéressent au secteur des food trucks, qui leur permet d’étendre leur marque avec beaucoup de souplesse et de visibilité.

Avec un taux de chômage supérieur à 3M, plus de 20 000 indépendants qui ont perdu leur emploi au cours du premier mois de l’année et des conditions de crédit de plus en plus difficiles à obtenir, il est nécessaire de réinventer le monde de l’entreprise et d’offrir des solutions peu coûteuses et rapides à mettre en place.

Madrid, 06 février 2023 Au cours du seul mois de janvier, plus de 20 000 travailleurs indépendants ont quitté le marché du travail et le nombre de chômeurs a dépassé les 3M en Espagne (*). De nombreux chômeurs envisagent de créer une entreprise en percevant leurs allocations de chômage sous la forme d’une somme forfaitaire qui leur permet de réaliser l’investissement nécessaire à la création d’une entreprise. Dans le cas des travailleurs indépendants, la situation est plus compliquée car la plupart d’entre eux ne recevront aucune aide.

L’un des secteurs les plus touchés est celui des plus de 50 ans, dont le nombre s’élève à 850 000, un groupe qui éprouve de grandes difficultés à revenir sur le marché du travail. Par ailleurs, 29,6 % des moins de 25 ans sont au chômage (**). Dans les deux cas, les chances de trouver un emploi sont très difficiles et les possibilités de financement sont pratiquement inexistantes.

Un commerce de food truck pour moins de 10 000 euros

Le secteur des camions-restaurants est bien établi dans de nombreux pays. En fait, le marché mondial devrait atteindre 6 milliards de dollars d’ici 2028, selon le cabinet de conseil Vantage Market Search.

Selon LACOMMA L’entreprise, qui a augmenté ses ventes de 40,96 % l’année dernière (et prévoit une croissance d’au moins 25 % cette année) en Espagne, a connu une forte croissance. Bien qu’il n’y ait pas de chiffres officiels, elle estime que la croissance sur le marché national pourrait être d’environ 30 % et que des centaines d’emplois pourraient être créés.

En plus de susciter l’intérêt des particuliers, de plus en plus de franchises et de chaînes de restauration s’intéressent à l’extension de leur marque en utilisant un food truck qui leur permet d’être mobiles et de s’adapter à la saisonnalité, comme les fêtes de fin d’année ou les plages, et à des événements spécifiques qui attirent un grand nombre de personnes.

Jusqu’à il y a 5 ans, c’était une activité qui suscitait de l’intérêt mais qui ne démarrait pas en raison du manque de flexibilité de l’administration, d’une offre chère et rare, d’une bureaucratie compliquée, etc. La création d’une de ces entreprises peut coûter de 30 à 40 000 euros et une période de démarrage de 12 mois. Cela a changé et aujourd’hui, c’est devenu une option facile, économique et fructueuse pour le travail indépendant.

Il est possible de créer une de ces entreprises en deux mois, avec toutes les licences nécessaires pour commencer à travailler et pour un coût d’environ 10 000 euros. Lacomma propose un modèle de véhicule pour l’activité de food truck au prix de 6.999 euros + tva qui comprend le véhicule avec l’installation électrique et les certificats nécessaires pour démarrer l’activité. Selon cette entreprise, la période d’amortissement moyenne est de 12 à 15 mois.

Pas seulement des hamburgers et des hot-dogs

Ce marché est associé à la restauration rapide et pas toujours de qualité. Mais les possibilités offertes par ces véhicules permettent de livrer des aliments transformés à n’importe quel endroit. C’est le cas de Manuel Corbacho, dont le restaurant en Estrémadure a dû fermer en raison de la situation difficile rencontrée pendant la pandémie. Il a décidé de se “réinventer” avec un food truck appelé “La Salaina” et de s’essayer à ce marché, en faisant voyager sa gastronomie à travers l’Espagne, des plats de son pays d’origine préparés par des chefs professionnels. Un véhicule de 3 x 2 mètres leur a permis d’emmener leur activité, la cuisine de qualité d’Estrémadure, partout où ils allaient. Le résultat a été si bon qu’ils ont décidé de continuer.

(*) Données fournies par l’ATA (Asociación de Trabajadores Autónomos, EPA (Encuesta de Población Activa).
(**) Office statistique communautaire

 

Actualité publiée le 7 février 2023 dans murcia.com

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